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Présentation de l’Organisation “Voix Libre” pour la défense des droits de l’Homme
L’Organisation Voix Libre pour la défense des droits de l’Homme est une organisation non gouvernementale engagée dans la défense des victimes de la répression et de la tyrannie, sans aucune discrimination.
L’Organisation Voix Libre a été fondée le 15 octobre 2003 à Paris, à l’initiative d’un groupe de militants tunisiens ayant été victimes de répression et d’injustice, contraints de quitter leur pays au début des années 1990, lors de l’une des plus grandes vagues d’exil forcé de l’histoire contemporaine de la Tunisie.
Durant les années de plomb, l’Organisation Voix Libre a été la voix des sans-voix, s’exprimant dans un contexte de silence. Elle poursuit aujourd’hui encore sa noble mission de défense des victimes de la répression, de l’injustice et de l’arbitraire.
La création de l’Organisation Voix Libre pour la défense des droits de l’Homme répondait principalement à la volonté de briser le mur du silence entourant la tragédie de plus de trente mille Tunisiennes et Tunisiens victimes d’un appareil répressif féroce, lancé contre la société dès le début des années 1990. Cette campagne s’est soldée par l’instauration d’un régime dictatorial corrompu, de type mafieux, transformant la Tunisie en une véritable prison et instaurant un climat de peur au sein de la société.
La propagande du régime, soutenue par ses alliés, est parvenue à étouffer la voix de ceux qui tentaient de défendre les prisonniers politiques tunisiens, soumis à une politique de « mort lente » ayant coûté la vie à des dizaines d’entre eux.
L’Organisation Voix Libre pour la défense des droits de l’Homme, en coopération avec plusieurs ONG ainsi qu’avec des militants des droits humains et des acteurs politiques en Tunisie et à l’étranger (en Europe, aux États-Unis et dans le Maghreb), a mis en place des rendez-vous annuels visant à faire connaître la situation des prisonniers politiques en Tunisie, celle de leurs familles, de leurs défenseurs et de leurs soutiens. Elle a également déployé des efforts significatifs pour accéder aux médias, malgré la domination de la propagande en faveur du régime et de ses prétendues « réalisations ».
L’organisation a poursuivi son combat malgré le déséquilibre total entre ses moyens limités et la puissante machine de propagande du régime, ainsi que face à l’indifférence et à la méfiance rencontrées dans ses tentatives de dévoiler les pratiques criminelles du système mafieux en Tunisie, lequel a bénéficié du soutien de puissances internationales jusqu’à la dernière heure.
Les militants de l’Organisation Voix Libre pour la défense des droits de l’Homme ont résisté au climat de découragement, de désespoir et de résignation qui prévalait avant le déclenchement de la révolution. Ils ont continué à dénoncer les violations et les crimes du régime. Dès les premiers jours de la révolution, l’organisation s’est engagée dans le processus révolutionnaire et a participé à l’ensemble des mobilisations de soutien à la révolution du peuple tunisien.
Depuis sa création, l’Organisation Voix Libre pour la défense des droits de l’Homme a organisé plus de cinquante conférences, séminaires et rassemblements publics, et lancé de nombreuses campagnes urgentes en faveur de prisonniers politiques en danger. Elle est parvenue à briser l’isolement imposé à ces derniers et à faire entendre leur voix à l’international.
Elle a également instauré une tradition originale consistant à allumer des bougies sur la place des Droits de l’Homme à Paris, le 26 juin de chaque année, à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture.
Bien que principalement mobilisée sur la situation tunisienne — alors considérée comme une tragédie silencieuse — l’Organisation Voix Libre a également contribué activement à la défense d’autres causes justes. Elle a notamment joué un rôle important dans le soutien au peuple palestinien lors de la guerre contre la bande de Gaza à la fin de l’année 2009, en participant aux efforts visant à traduire l’entité israélienne devant la justice internationale pour crimes contre l’humanité.