
Protestations et affrontements à l’intérieur de la prison « Badr 1 » — La campagne « Captifs de la liberté en Égypte » tire la sonnette d’alarme
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Genève | 15 juin 2026
La campagne « Captifs de la liberté en Égypte » suit avec une vive préoccupation les témoignages et rapports qui se multiplient, émanant des familles de détenus politiques incarcérés à la prison « Badr 1 », lesquels révèlent une escalade dangereuse et sans précédent dans les méthodes de répression et de violation derrière les murs impénétrables de cet établissement.
La politique de confiscation et de punition collective comme instrument de supplice
Les témoignages des familles de détenus documentent des campagnes de fouilles arbitraires et répétées menées par les forces pénitentiaires, visant la confiscation systématique des effets personnels des captifs politiques et de leurs nécessités de base — les seuls éléments qui leur permettent de supporter la rigueur de la détention. Ce comportement ne peut être qualifié que de politique systématique d’humiliation et de brisement de la volonté, en violation flagrante des Règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus.
Isolement total et pressions psychologiques aiguës sur les familles
Ce supplice ne se limite pas à priver les captifs de leurs besoins matériels à l’intérieur de leurs cellules. Ces mesures répressives ont été aggravées par la décision de l’administration pénitentiaire de couper totalement tous les canaux de communication et d’interdire intégralement les visites familiales.
Cet isolement soumet les familles des captifs à des pressions psychologiques aiguës, privant des centaines de familles de toute assurance quant à la sécurité et au sort de leurs proches derrière les murs — une conduite qui s’élève au niveau de la torture psychologique prolongée infligée tant aux détenus qu’à leurs familles.
La campagne « Captifs de la liberté en Égypte » déclare à l’opinion publique égyptienne et internationale ce qui suit :
Nous condamnons dans les termes les plus fermes toutes les mesures répressives appliquées à la prison Badr 1 — notamment les fouilles dégradantes, les confiscations forcées et le blocus total des visites familiales.
Nous tenons les autorités égyptiennes et l’administration pénitentiaire pour pleinement responsables — sur les plans juridique et moral — de l’intégrité physique et psychologique de l’ensemble des captifs politiques.
Nous exigeons le rétablissement immédiat des droits de visite, et que les familles et les avocats se voient accorder un accès direct aux détenus afin de s’assurer de leur état et de leur sécurité.
Nous appelons toutes les organisations internationales et tous les organes de défense des droits humains à intervenir d’urgence, à braquer les projecteurs sur ce qui se déroule dans les geôles de la prison Badr 1, et à demander des comptes à ceux qui sont responsables de ces violations flagrantes.
La campagne appelle la société civile internationale, les mouvements de solidarité mondiaux et toutes les personnes de bonne conscience à se tenir aux côtés des captifs politiques en Égypte, et à intensifier les efforts diplomatiques et en matière de droits humains afin de garantir le recouvrement de leur liberté et la rupture de leurs chaînes de captivité.
Ils ne sont pas des prisonniers — ils sont des captifs.
#Captifs_Liberté_Égypte
Organisations signataires :
EFDI International pour les droits de l’homme — Belgique
Justice pour les droits de l’homme — Turquie
Human Rights Monitor — Londres
Voix Libre pour les droits de l’homme — Paris
Tawasol pour les droits de l’homme — La Haye
Association des victimes de la torture — Genève
Conseil des droits des Égyptiens — Genève
AlKarama pour les droits de l’homme — Genève
Organisation de solidarité pour les droits de l’homme — Genève
Centre CEDAR pour les études juridiques — Liban